lundi 22 septembre 2008

A bientot les moustaches

Desolee pour le fan club des Syriens munis de force moustache, mais nous avons laisse derriere nous ce beau pays pour quelques jours au Liban. Nous les retrouverons toutefois pour de nouvelles aventures a la fin de la semaine, avec une escale prevue a Damas.

Le Liban, donc. Une traversee de frontiere relativement efficace, dans un paysage lunaire, bien que cerne par la Mediterrannee.



Puis direction Tripoli, 2e ville du pays, qui presente notamment un vieux souk hallucinant dans lequel nous avons aime a nous perdre.
Enfin aimer, aimer... moi j'ai bien aime. Henri, je ne sais pas trop compte tenu de son regard contrit. Nous etions pourtant sous la protection bienveillante du fils Hariri (en haut de la photo).
2 explications possibles :
1- Le fils Hariri ne rassure pas Henri
2- Henri est jaloux de sa tres fine moustache




Du coup, j'ai trouve un coiffeur, en plein milieu du souk. Afin qu'Henri, lui aussi, puisse avoir une tres fine moustache. Mais il n'a pas voulu y aller. Je me demande toujours pourquoi.



Mais en realite, on a assez peu ri a Tripoli. Cette ville vous saisit simplement par sa gravite.
Stigmates recents et plus anciens des incessantes tensions qui parcourent ce pays, omnipresents partout dans la ville.
Militaires et blindes au coin des rues et au milieu des places.
Beances laissees au coeur de maisons eventrees.
Incalculables impacts de balles. Combles ou non par un mortier qiu ne demande qu'a se fissurer.
Et des icones politiques, de toutes part. Sur les maisons, les immeubles, partout. Chacun marque son appartenance a un camp en l'affichant devant chez lui. Histoire d'etre sur. De ses convictions ? De ne pas etre pris pour quelqu'un du camp d"en face ? Du fait que celui-ci est le bon leader ?




Les routes, les rues, le souk, tout est empreint de cette gravite qui nous a parcourus sans que l'on en comprenne vraiment les enjeux locaux.

Tout, sauf LA patisserie de la ville. Car Tripoli est aussi la capitale de la patisserie libanaise, si, si. Et lorsque l'on se retrouve au Palais d'Abdul Rahman Hallab, ou chacun se presse pour avoir son assiette monstrueuse de baklavas et autres delices varies, l'ambiance est soudain legere, presque futile. On s'assied, on boit un the, on deguste fils d'anges, miel et parfums de rose comme si de rien n'etait. Tous.

4 commentaires:

Martine N. a dit…

Melting Pot ! : Aventure, beaux sites, culture, analyses et impressions géostratégiques, charme des souks, le "Franck Provost" local (la photo agrandie interpelle* !) et votre point FAIBLE voire FORT - les délices de bouche locaux !!!
Merci pour cette chronique.
Mille baisers.

[*Je sais, je sais : ce verbe est passé de mode,mais en l'occurence il m'a paru commode et adéquat...]

Anonyme a dit…

C'est vrai qu'il n'a pas l'air bien Henri...
Allez essaie la moustache, je suis sur que ça t'irait vraiment bien.
En tout cas encore merci pour ces descriptions parfaites, merci de nous faire participer à tout ça.
Ici, tout roule, mariage de Marc et Karine ce we, très réussi, grosse fête, très bonne ambiance, bonne rigolade....
Maintenant forcément le lundi matin voir après -midi au bureau est très très dur....
Allez, plein de bisous à vous deux
Suite au prochain épisode

Anonyme a dit…

Fils d'ange dans une ambiance de fin du monde. Entre enfer et paradis...je crois que vous y etes.

Anonyme a dit…

Salut les poulets.
Après avoir suivi vos aventures depuis déjà un moment, c'est vraiment un plaisir de lire vis commentaires. Deux xtyles bien différents, on sait tout de suite qui a écrit.
Bref on s'amuse à vous suivre, puisque nous on va pas très loin en ce moment, maison / boulit, même si avec la BM, c'est pas mal. J'ai dit pas mal, Henri, pas fabuleux, pas mal....
Grosses biz à vous deux, vaya con dios, suite au prochain épisode.