mardi 30 septembre 2008

37,5 km/h

Bonjour à tous,

Aujourd'hui, c'est journée frontière.
Element incontournable du pittoresque moyen-oriental, le passage de frontière est un but en soi, une expérience unique et bigarree, une façon de de vous plonger dans l'ambiance chaleureuse de la region, de rencontrer le gabelou à moustache, de comprendre la patience et le calme.



Car du calme il en faut, pour un europeen habitué à l'espace Schengen, quand on veut passer de Syrie en Israël, via la Jordanie, par le seul poste frontière (King Hussein Bridge aka Allenby Bridge) qui vous permettra d'éviter tout tampon (entree ou sortie) sur votre passeport.



Eh oui, parce qu'au jeu des frontières, on a rajouté quelques difficultés : Ainsi, essayez d'entrer en Lybie avec une preuve d'un séjour en Israël sur votre passeport, et c'est pouf-pouf la case prison, ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20000 francs



Résultat : 8 heures pour faire 300km, soit un bon 37,5 km/h de moyenne. Il parait qu'on a été plutôt bon.
D'ailleurs, on a passé que deux heures à la frontière Israëlienne.



Sinon, on va bien.
On est à Jerusalem.



A bientôt.

dimanche 28 septembre 2008

Eloge du silence


Apres un passage par le Liban relativement court mais particulierement fort en emotions, nous voici de retour en Syrie, a Damas.

Dans notre dernier post, nous en etions donc aux joies de la democratie...
Je vous epargne les considerations techniques, mais en gros, de Damas, nous ne pouvons pas vraiment acceder a notre blog, sauf a lui envoyer un mail ; ce a quoi je m'attelle presentement. D'ou une presentation un peu plus brouillon qu'a l'acccoutume. Pourtant d'Alep, nous pouvions. Serions-nous devenus subrepticement subversifs ?  Mmmmm. Rechercher des informations sur le passage des frontieres entre la Jordanie et le
pays qui porte ici pour seul nom la Palestine est egalement impossible. Enfin, difficile. Bref, le reseau est aleatoirement, ou arbitrairement, ce qui signifie souvent la meme chose, censure. Non, tout de suite les grands mots, les grands concepts moralisateurs. Disons controle.

Comme le reste d'ailleurs.
Au Liban, nous nous sommes trouves etourdis par l'affichage politique. Des figures de leaders, locaux, nationaux, regionaux (voisins, quoi), d'immams, de "martyres", des drapeaux des differentes factions a n'en plus finir.
Ici, point d'etourdissement. Aucune chance de se sentir perdu en tant qu'etranger par une propagande multi-directionnelle a laquelle on ne comprend que peu de chose. Ici Bachar superstar sur les murs. Bachar de dos, de face et de profil. En costume, en t-shirt, en habit militaire. Seul, en famille, ou fendant la foule. Jouant au golf. Ou votant. Si, si. (Ceux auxquels ceci evoquerait les livres pour enfants dans lesquels on voit cette pauvre Martine successivement a la fete forraine, au zoo, au ski, en famille, bla bla bla, ne sont pas totalement dans le faux).
Et, pour le fan club, Bachar toujours muni de son inenarrable moustache.

Faute de bruit, cela a le merite de la simplicite...


Mais n'allez pas croire que cela nous gache le plaisir.

Damas est une ville ahurissante.

De bruit justement. Se perdre une fois encore dans les dedales de la vieille ville et de son souk a perte de vue, ou le bordel est roi.
Entrer dans la gigantesque mosquee des Omeyades, haut lieu de l'Islam s'il en est. Puis sentir la paix, une certaine paix, s'installer. Dans ce qui n'est autre qu'un lieu de vie. Ou les gens prient bien sur, mais aussi parlent, dorment, ou les enfant courrent, crient.
Et puis, au detour d'une rue, penetrer un ancien palais damassien aux abords plutot miserables.
Et se laisser envahir par le silence. En ces lieux teintes d'un lustre passe, seuls le bruissement de l'eau et l'odeur du jasmin ont voix au chapitre.

samedi 27 septembre 2008

Baillon


La democratie syrienne nous permettant de nous connecter de maniere plus ou moins libre selon les endroits (et la permissivite du reseau qui y est disponible), nous nous voyons malheureusement dans l'obligation de garder le silence pendant quelques temps.
Mais on a plein de choses a vous dire.
Donc on revient des que possible. Au mieux dimanche, au pire lundi.

On vous embrasse

mercredi 24 septembre 2008

Le Sud Liban, de la tele a la realite



Il y a des endroits dont le nom vous est familier, dont la presence dans votre vie n'a de sens que par ce qui s'y passe, ou ce qui s'y est passe.

Le Liban Sud, c'est ca.

C'est une une de journal, une photo, un nombre de morts, une occupation, une liberation, un attentat, un bombardement, une roquette, des colons, le Hezbollah, les casques bleus.

Ca n'est pas un endroit, une terre, des gens et des villages, c'est une carte punaisee dans une redaction, un quartier general ou une grotte.

La realite est sensiblement differente.

Partir voir le Sud Liban n'est pas une aventure. Le chauffeur ne cille pas, il pense juste a vous demander de prendre une photo d'identite avec vous, pour obtenir une autorisation.
Les routes sont bonnes.
Les villages se reconstruisent.
Les gens vivent.
De chaque cote.
Les pommes sont bonnes (pour le cote israelien, on vous confirmera plus tard)

Ce qui frappe, c'est que tout ce qui pour nous est du domaine de l'exceptionnel (les portraits des martyres du Hezbollah, les camps palestiniens, les blindes de la Finul, les immeubles eventres) participe de la normalite.

Que l'Iran paye les routes, que le Qatar reconstruise les maisons, que les vergers viennent s'appuyer sur la frontiere, tout est normal.
La vie, c'est cela. Que cela fasse la une des journaux, au fond, c'est leur affaire.

Ici, on voit la Syrie, le Liban, le Golan et Israel, d'un seul regard. Qu'est ce que la normalite ? La guerre ? La paix ? Un peu des deux, sans doute.

Que dire de plus...sur Beyrouth

Nous sommes a Beyrouth depuis maintenant trois jours, au cours desquels nous avons aussi beaucoup bouge. Deux jours sur trois, en fait.

Que dire sur Beyrouth...qui n'ait deja ete dit

Beyrouth, quelque soit l'idee que vous en aviez, c'est d'abord des voitures. Les Libanais adorent leur voiture, et preferent passer des heures coinces dedans pour accomplir des trajets, qui, a pied, prennent quelques minutes. Le trafic, l'absence de trottoirs, les autoroutes qui balafrent la ville, c'est un peu middle east L.A.



Une fois que l'on a appris a jongler avec le flot, c'est bien sur les stigmates accumules de la ville qui frappent. Immeubles eventres, ou simplememt abandonnes, maisons ottomanes en ruines encerclees d'immeubles neufs.







Et puis, la profonde vitalite qui emerge de tout cela, une ville qui vit passionement son present, de peur de ne pas avoir reellement de futur. On construit ou reconstruit partout, comme pour exorciser, arracher la guerre et le passe de la ville. Immeubles, routes, mosquees, eglises, des grues, partout.

On boit, on travaille, on roule avec sa voiture, on mange, on s'habille, on se fait refaire les seins, poser des cheveux, on s'engueule, on depense tout ce qu'on a, on le montre, on ne s'arrete jamais.
On pose des drapeaux et des photos, aussi, pour bien montrer qui dirige le quartier. Moins qu'a Tripoli, mais quand meme.

En fait, quand on s'y habitue, on finirait presque par trouver cette volonte de se projeter dans le futur reposante.

mardi 23 septembre 2008

Special dedicace a Elise

Mauvaise nouvelle de Beyrouth : le roi de la pomme de terre n'est pas celui que l'on croyait.



lundi 22 septembre 2008

A bientot les moustaches

Desolee pour le fan club des Syriens munis de force moustache, mais nous avons laisse derriere nous ce beau pays pour quelques jours au Liban. Nous les retrouverons toutefois pour de nouvelles aventures a la fin de la semaine, avec une escale prevue a Damas.

Le Liban, donc. Une traversee de frontiere relativement efficace, dans un paysage lunaire, bien que cerne par la Mediterrannee.



Puis direction Tripoli, 2e ville du pays, qui presente notamment un vieux souk hallucinant dans lequel nous avons aime a nous perdre.
Enfin aimer, aimer... moi j'ai bien aime. Henri, je ne sais pas trop compte tenu de son regard contrit. Nous etions pourtant sous la protection bienveillante du fils Hariri (en haut de la photo).
2 explications possibles :
1- Le fils Hariri ne rassure pas Henri
2- Henri est jaloux de sa tres fine moustache




Du coup, j'ai trouve un coiffeur, en plein milieu du souk. Afin qu'Henri, lui aussi, puisse avoir une tres fine moustache. Mais il n'a pas voulu y aller. Je me demande toujours pourquoi.



Mais en realite, on a assez peu ri a Tripoli. Cette ville vous saisit simplement par sa gravite.
Stigmates recents et plus anciens des incessantes tensions qui parcourent ce pays, omnipresents partout dans la ville.
Militaires et blindes au coin des rues et au milieu des places.
Beances laissees au coeur de maisons eventrees.
Incalculables impacts de balles. Combles ou non par un mortier qiu ne demande qu'a se fissurer.
Et des icones politiques, de toutes part. Sur les maisons, les immeubles, partout. Chacun marque son appartenance a un camp en l'affichant devant chez lui. Histoire d'etre sur. De ses convictions ? De ne pas etre pris pour quelqu'un du camp d"en face ? Du fait que celui-ci est le bon leader ?




Les routes, les rues, le souk, tout est empreint de cette gravite qui nous a parcourus sans que l'on en comprenne vraiment les enjeux locaux.

Tout, sauf LA patisserie de la ville. Car Tripoli est aussi la capitale de la patisserie libanaise, si, si. Et lorsque l'on se retrouve au Palais d'Abdul Rahman Hallab, ou chacun se presse pour avoir son assiette monstrueuse de baklavas et autres delices varies, l'ambiance est soudain legere, presque futile. On s'assied, on boit un the, on deguste fils d'anges, miel et parfums de rose comme si de rien n'etait. Tous.

dimanche 21 septembre 2008

Henri pactise avec les Heretiques

Bonjour a tous,

Apres notre memorable sejour a Alep, il est temps de reprendre la route, direction le Liban.

En Syrie, sur notre chemin (sinueux) se dressent deux forteresses croisees.

Le Qua'lat Sayoun, de son vrai nom Chateau de Saone, construit par nos amis touristes de l'an Mil pour se proteger de la chaleur et des faux guides.
Pose sur un eperon rocheux, encercle de deux vallons raides, construit sur une ancienne forteresse byzantine, c'est une place imprenable. sauf quand on a laisse un cote ouvert, ou presque. Le mur pas fini dont on se dit qu'on s'en occupera plus tard dans les vacances, et puis on le fait pas, et la, paf. Saladin, ce ruse sarrasin, voit le trou dans le mur, et, ruse comme un renard, entre comme dans un moulin (un siege de deux jours, c'est un record), et pouf, vous avez :
1. Perdu une place strategique.
2. Achete un tapis.

Sinon, c'est joli.
Magnifique meme, quand on y arrive, comme nous, pas trop tard, qu'il fait bon, que la lumiere est douce, qu'il n'y a personne.
Et que l'Histoire parait adoucie par les siecles, legere comme la brise qui souffle en haut du donjon.
Du coup, on n'a pas fait de photos.

Bon tout de meme, en voyant l'aiguille qui soutenait le pont levis, on se dit que ca devait pas etre facile de taper l'incruste au club med :





Sauf si, comme le ruse Saladin, vous faites le tour.

Saladin s'est installe, il a construit un hammam, une mosquee, un palais, bref tout le necessaire pour ameliorer l'ordinaire un peu rustre des chiens d'infideles.

Et puis quelqu'un a invente la poudre, et bon, la, c'etait fini. ( Quand on pense qu'on prend comme exemple d'intelligence l'idiot qui a gache le meilleur club de la cote...)

Sinon, les Syriens sont gentils. Et comme Henri est aussi gentil mais un peu ours, Laetitia l'aide a se faire des amis. La preuve :





La, c'est Mohammed, notre chauffeur. Comme vous le voyez, tout le monde ne jeune pas pendant le ramadan.

Second chateau, le Crac des Chevaliers. Bon, autant le dire tout de suite, cette forteresse n'a pas ete construite par les memes. Elle est vraiment finie. Avec tout les murs. Resultat, Saladin est reparti Gros Jean comme devant. Et c'est bien plus tard, quand tous les croises etaient partis qu'elle est tombee, sans doute par lassitude, sens de l'histoire, et parce qu'il faut bien rentrer bosser a un moment.

On n'a pas fait de photos de l'interieur, tres bien conserve (beau boulot, les gars), parce que bizarrement, c'est devenu une poubelle. Mais de l'exterieur, c'est joli.



Merci a Mohammed pour la photo. Il ne parle ni l'Anglais, ni le Francais, mais il adore faire des photos et on ne savait pas dire non merci en Arabe.

Bises.

jeudi 18 septembre 2008

Suspensions 2


Alep. Vieille ville. 18h.
Les voitures sont pressees. Les freins des taxis crissent. Les klaxons ont investi tout l'espace sonore.
Les enfants courent. Les femmes se pressent. Les hommes ferment les boutiques.
Le soleil se couche sur la citadelle. Suspendue au-dessus de la vieille ville. Et du temps. Infranchissable. Aucune croisade n'y est parvenu.

Alep. Pied de la citadelle. 18h30
Le soleil est couche. Les voitures ont disparu. Les passants se sont volatilises. Tout au plus quelques etrangers. Et quelques ames solitaires, plus solitaires que jamais.
Silence assourdissant dans cette ville si sonore. Le temps est suspendu au pied de la citadelle.
Et soudain, le muezzin. L'appel a la priere s'envole. A droite. A gauche. De toutes parts. De toutes les mosquees de la ville.
Le silence s'emplit de ce chant qui prend aux tripes. Meme les plus impies comme moi.
Le jeune du Ramadan est rompu.

La vie reprendra dans quelques heures. La ville reprendra ses droits. Frenetique.
 

Suspensions 1


Pour ceux qui ont suivi les episodes precedents, John ne vient pas a Alep. Jean aurait pu y venir. Simeon y est reste.
Simeon l'ascete chretien. Ascete a l'extreme. Les 38 (38, ce n'est pas une coquille) dernieres annees de sa vie passees suspendues a une colonne de pierre. Plus haute d'annee en annee. Les fideles defilant, suspendus a ses paroles.
Mort au Ve siecle. Puis une basilique batie sur les lieux, suspendue a la montagne. Ou les pelerins ont continue de defiler.
Et nous, 16 siecles plus tard. Ebahis devant la memoire de la pierre. Qui parle aux oliviers. Seule trace vivante en ce lieu ou, pourtant, le temps semble suspendu.

Commentaires

Salut a tous,
 
Bien que notre penchant stalinien soit connu (surtout le mien, en fait), nous vous avons laisse une fenetre  d'expression sur ce blog.
En cliquant sur "commentaires", vous pourrez laissez deriver votre plume.
Enfin, pas trop quand meme.
Car les ciseaux de la censure ont un faible pour le panegyrique.
Mais on vous attend.
 
Un grand merci a ceux qui ont deja endure l'epreuve.
 

mercredi 17 septembre 2008

Delices d'Alep

Bon, tout d'abord, si vous voulez un resume d'Alep en une image, la voici :



Le grand ecart entre le bordel, le bruit et la pollution des grands axes, et l'histoire vivante des quartiers, ou vivent encore les commercants qui firent et font la grandeur du souq d"Alep.

Visiter la vieille ville d'Alep est une experience physique. Tous les sens sollicites.

La vue, par le jeu des couleurs, des lumieres et des ombres. Par le dedale visuel, par les rares perspectives qui dessinent, en un eclair, un horizon inattendu. Par la lumiere poudreuse qui irradie la citadelle, quand le soleil, vers cinq heures, se decide enfin a caresser les pierres, et non plus a tout ecraser sous son poids.



L'ouie, envahie par le murmure du souq, des discussions et negociations, par les interpellations des amis qui se croisent, Par le commis qui prend une taloche. Par le chant du muezzin, bien sur, mais aussi par la musique nasillarde des magasins, et les sonneries de telephones portables. Par le calme d'un hopital du 14eme siecle, par le chant de la pierre, qui si on pouvait la comprendre, aurait tant a dire.



L'odorat, enivre par la variete infinie des odeurs, qui s'affrontent et se recomposent a l'infini : le savon a l'huile d'olive, les tripes de mouton, les tapis poussiereux, le cuir, celui des chaussures, et celui, a l'odeur acre, des meubles, la colle, les epices, les patisseries, la poussiere du sol, les arbres des kahn, ces cours ouvertes au calme trompeur, la pierre chaude, la pierre humide, la fraicheur meme a son parfum.




Le toucher, quand la main touche la pierre, quand elle en eprouve les variations : chaude rugueuse, froide, lissse, humide, poudreuse.



A tout seigneur, tout honneur, le gout. En fait, on a mal mange. C'est ramadan, alors, a midi, c'est un peu complique. On va se rattraper ce soir.

On vous embrasse.

Un peu de savoir vivre



Non, tout n'est pas perdu pour ceux qui croient encore a l'elegance, a la malle de voyage et aux bons auteurs.
L'hotel Baron, a Alep, l'hotel de Lawrence d'Arabie, de De Gaulle, de Churchill est toujours ouvert.
Malgre la decrepitude de l'endroit, ou grace a celle-ci, ils servent un Gin-Tonic tres correct.
C'est sans doute un des derniers endroits au monde ou prendre une cuite en toute dignite.

mardi 16 septembre 2008

Sous la plage les cailloux


Apres avoir quitte le charme desuet du paisible village de constructeurs de bateaux de Selimiye, nous avons donc prolonge notre villegiature mediterranenne a Kas, bourgade un peu plus touristique mais neanmoins fort plaisante. Enfin... fort plaisante jusqu a ce que je m y retrouve allegee de 300 euros ainsi que de mon alliance, par un jeune ( ? ) visiteur nocturne. Petit rat d hotel passe par la durant notre sommeil et qui semble avoir trouve son bonheur dans notre chambre... Le comble pendant un voyage de noces... Peripetie qui a donc allonge d une journee notre sejour a Kas, en raisons de contacts tatonnants (barrage linguistique oblige) avec la sympathique police moustachue de Kas.

Reprendre la route ensuite. Sans jouer la Castafiore. La voiture tout d abord. Qui nous a mene a la gare routiere d Antalya. Ou les panneaux d affichage, en francais s il vous plait, peuvent sembler cocasses meme lorsque l on respecte la force publique. (Nb : quoi qu il vous arrive dans votre vie, n allez jamais jamais en vacances a Antalya. Sans doute un des endroits les plus sinistres du monde)


Le bus d Antalya a Adana. Re le bus d Adana a Antakya. Ou notre reveil fut un peu difficile.




Puis le passage de la frontiere entre la Turquie et la Syrie. A bord d un minibus vif comme l eclair (malgre les lenteurs de l administration ayrienne tres concernee par sa mission)



Le passage des paysages de steppes turques a la pierre aride syrienne est assez saisissant. Changement de decor donc.
Changement de moeurs aussi. Frappant a Alep. Ou je suis parfois la seule femme dans la rue. Ou la seule qui n ait pas cette silhouette noire, spectrale, ne laissant apparaitre que les yeux.

Prochaines impressions de la Syrie a venir.

On vous embrasse.

lundi 15 septembre 2008

samedi 13 septembre 2008

vendredi 12 septembre 2008

Voır Ephese donc... et s'enfuir...

Serieusement echaudes par un contact un peu trop prolonge a notre gout avec John et ses congeneres, nous avons donc rapidement pris la voıture et la fuite.
Dırection la mer. Non sans apprehension (et si John and Cyndi, en short, voıre pire, en maillot, avaient aussi pris possession de la totalite du littoral mediterraneen en Turquie ?)
Et en fait, non.
Nous voici donc a Selimiye, charmant petit port de constructeurs de bateaux de plaisance. Calme, paisible. Permettant de retrouver serennite et gout pour les köfte. Non, le poisson grille ici, s'il vous plait. Pour la baignade aussi, bien sur.



La fıerte turque s'exprime partout, a travers les drapeaux du pays ou la figure emblematique d'Atatürk. Ou les deux.



Les personnages des photos de Martin Parr sont desormais loin.
Les chats sont toujours aussi nombreux. Presents. Voire collants.
Mais Henri aime a leur donner du poulet, alors...
(Je ne peux lui en vouloir, le poulet n'etaıt pas terrible . En revanche, le poisson grille...)





Bises a tous.