mercredi 24 septembre 2008

Que dire de plus...sur Beyrouth

Nous sommes a Beyrouth depuis maintenant trois jours, au cours desquels nous avons aussi beaucoup bouge. Deux jours sur trois, en fait.

Que dire sur Beyrouth...qui n'ait deja ete dit

Beyrouth, quelque soit l'idee que vous en aviez, c'est d'abord des voitures. Les Libanais adorent leur voiture, et preferent passer des heures coinces dedans pour accomplir des trajets, qui, a pied, prennent quelques minutes. Le trafic, l'absence de trottoirs, les autoroutes qui balafrent la ville, c'est un peu middle east L.A.



Une fois que l'on a appris a jongler avec le flot, c'est bien sur les stigmates accumules de la ville qui frappent. Immeubles eventres, ou simplememt abandonnes, maisons ottomanes en ruines encerclees d'immeubles neufs.







Et puis, la profonde vitalite qui emerge de tout cela, une ville qui vit passionement son present, de peur de ne pas avoir reellement de futur. On construit ou reconstruit partout, comme pour exorciser, arracher la guerre et le passe de la ville. Immeubles, routes, mosquees, eglises, des grues, partout.

On boit, on travaille, on roule avec sa voiture, on mange, on s'habille, on se fait refaire les seins, poser des cheveux, on s'engueule, on depense tout ce qu'on a, on le montre, on ne s'arrete jamais.
On pose des drapeaux et des photos, aussi, pour bien montrer qui dirige le quartier. Moins qu'a Tripoli, mais quand meme.

En fait, quand on s'y habitue, on finirait presque par trouver cette volonte de se projeter dans le futur reposante.

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