jeudi 18 septembre 2008

Suspensions 2


Alep. Vieille ville. 18h.
Les voitures sont pressees. Les freins des taxis crissent. Les klaxons ont investi tout l'espace sonore.
Les enfants courent. Les femmes se pressent. Les hommes ferment les boutiques.
Le soleil se couche sur la citadelle. Suspendue au-dessus de la vieille ville. Et du temps. Infranchissable. Aucune croisade n'y est parvenu.

Alep. Pied de la citadelle. 18h30
Le soleil est couche. Les voitures ont disparu. Les passants se sont volatilises. Tout au plus quelques etrangers. Et quelques ames solitaires, plus solitaires que jamais.
Silence assourdissant dans cette ville si sonore. Le temps est suspendu au pied de la citadelle.
Et soudain, le muezzin. L'appel a la priere s'envole. A droite. A gauche. De toutes parts. De toutes les mosquees de la ville.
Le silence s'emplit de ce chant qui prend aux tripes. Meme les plus impies comme moi.
Le jeune du Ramadan est rompu.

La vie reprendra dans quelques heures. La ville reprendra ses droits. Frenetique.
 

2 commentaires:

Martine N. a dit…

A la rubrique "Quelques endroits qui nous ont plu"...si j'ai tout compris, ce fut bel hôtel-luxe avec vue à Istambul et hôtel-pittoresque-romanesque à Alep... [connexion difficile au site ; essayer plutôt http://www.springflowerhostel.com/index0.htm].
A +.Mille baisers

Unknown a dit…

Bravo les amis pour ce très beau récit, c'est un grand cadeau que vous nous faites : on rit (beaucoup), on est émus (souvent) et on a envie de partir loin, longtemps.
A paris, la vie suit son cours : travail, barre au sol, apéros et rebelote.
Le soleil est revenu mais le froid devient mordant, profitez de ce répit bien mérité.
Bises Hx