Il y a des endroits dont le nom vous est familier, dont la presence dans votre vie n'a de sens que par ce qui s'y passe, ou ce qui s'y est passe.
Le Liban Sud, c'est ca.
C'est une une de journal, une photo, un nombre de morts, une occupation, une liberation, un attentat, un bombardement, une roquette, des colons, le Hezbollah, les casques bleus.
Ca n'est pas un endroit, une terre, des gens et des villages, c'est une carte punaisee dans une redaction, un quartier general ou une grotte.
La realite est sensiblement differente.
Partir voir le Sud Liban n'est pas une aventure. Le chauffeur ne cille pas, il pense juste a vous demander de prendre une photo d'identite avec vous, pour obtenir une autorisation.
Les routes sont bonnes.
Les villages se reconstruisent.
Les gens vivent.
De chaque cote.
Les pommes sont bonnes (pour le cote israelien, on vous confirmera plus tard)
Ce qui frappe, c'est que tout ce qui pour nous est du domaine de l'exceptionnel (les portraits des martyres du Hezbollah, les camps palestiniens, les blindes de la Finul, les immeubles eventres) participe de la normalite.
Que l'Iran paye les routes, que le Qatar reconstruise les maisons, que les vergers viennent s'appuyer sur la frontiere, tout est normal.
La vie, c'est cela. Que cela fasse la une des journaux, au fond, c'est leur affaire.
Ici, on voit la Syrie, le Liban, le Golan et Israel, d'un seul regard. Qu'est ce que la normalite ? La guerre ? La paix ? Un peu des deux, sans doute.
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