Pour commencer, en quittant nos flottaisons boueuses, un petit club de vacances de l'an mil (pour ceux qui n'ont pas suivi, voir le post), le château de Kerak. Ou Karak. Ou Kairak, selon le panneau que vous préférez. Une belle place forte, transformée par les mamelouks, qui domine de très haut le passage oblige des caravanes vers Jérusalem. De si haut que le turbulent Renaud de Châtillon, un bon blagueur celui la, aimait a jeter ses prisonniers par-dessus les machicoulis, comme une sorte de pétanque médiévale.
Et puis, bien sur, au sud, Petra.
Petra, c'est d'abord un site naturel exceptionnel, une vallee encaisse, modelee par l'erosion, cernee de failles etroites de 150 metres de haut.
C'est aussi des couleurs, des nuances infinies de roches. Ce sont, bien sur, ces tombes par centaines, eparpillees dans les falaises et les failles, ces monuments tailles dans la roche, dont l'erosion rend la presence fantomatique, ceux qui, si bien preserves donnent la mesure de ce que fut le site.
Mais Petra, c'est aussi le coeur du tourisme jordanien, et fait vivre une impressionante quantite de vendeurs de toutes sortes.
Enfin, Petra, c'est encore un lieu de vie pour des familles bedouines, qui nourrissent leur troupeau en regardant passer ces droles de gens qui regardent ces vieux machins.
Plus au Sud, encore, on arrive aux porte du desert Jordanien...
Le Wadi Rum, lui aussi tres touristique, mais ou l'on peut encore trouver un peu de tranquillite en y dormant, pour le plaisir de se reveiller au millieu de cela...
Enfin, encore plus au Sud, on atteint Aqaba, au bord de la Mer Rouge, seul port Jordanien et station balneaire prisee des Saoudiens, qui viennent ici se reposer et boire de l'alcool. D'ailleurs, ils sont en train de construire une sorte de grand Miami islamisant, version Dubai.
D'Aqaba, on voit tres bien Eilat, ville israelienne situee a 10 km. Mais bon, il y a deux aeroports.
On vous embrasse.
1 commentaire:
J'adooooore la pétanque médiévale !
bon ici c'est l'ex vice-présidente d'honneur du club de ceux qui ne savent pas laisser des commentaires : j'ai eu un sacré boulot pour me rattraper parce que ça faisait un petit moment que je n'étais pas venu me ressourcer à la douce musique de vos mots.
C'est un plaisir de vous lire (même si moi je n'arrive pas bien à dire qui écrit quoi contrairement à d'autres...), et aussi de lire les commentaires : en votre absence, ça fait un peu comme un apéro chez vous où les gens se répondraient d'un bout à l'autre de la pièce, de part et d'autre de la chaise en fer bizarre, de façon plus ou moins coordonnée.
une respiration quoi.
bon vent !
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